Réalisatrice : Emilie Brisavoine
Note : 9,5/10
Une étudiante en sociologie décide de filmer sa famille durant cinq ans. En résulte un documentaire centré sur Pauline, sa demi-sœur, entourée de son père qui se travestit et de sa mère, reine de la nuit repentie. Un vrai petit chef-d'oeuvre, drôle et tendre qui se regarde comme une oeuvre de fiction.
Emilie Brisavoine n'a pas son pareil pour capter des moments de vie, tous poignants, qui finissent par dessiner une fresque beaucoup plus imposante et moins anecdotique qu'elle n'en a l'air. Le travail de la jeune réalisatrice est cependant grandement facilité par l'énergie, l'humour et la grande intelligence de Pauline, dont la sincérité et la fraîcheur ne sont pas altérés du fait que Brisavoine n'a décidé que très tardivement de faire de ses rushs un film de cinéma.
Il est intéressant de noter la manière dont Brisavoine se sert de sa famille si particulière pour analyser tout en finesse les liens qui unissent les membres d'une famille, d'autant plus que la metteuse-en-scène le fait avec une poésie et une beauté très rares au cinéma. Pour cela, la réalisatrice utilise des images des archives familiales, représentant Pauline enfant avec ses parents, mais aussi des procédés tel que la mise en abîme, qui permet aux différents membres de la famille de prendre du recul sur leur comportement. Brisavoine laisse les uns et les autres exprimer leurs idées, leurs réflexions devant la caméra, permettant de débloquer la situation sans que personne ne s'en rende compte, mis à part le spectateur émerveillé par la magie de la cinéaste. Plus qu'un film, "Pauline s'arrache" est devenu une thérapie pour les personnages du documentaire, et peut-être, sans doute, pour les familles qui iront voir le film, ce que j'encourage vivement.
Note : 9,5/10
Une étudiante en sociologie décide de filmer sa famille durant cinq ans. En résulte un documentaire centré sur Pauline, sa demi-sœur, entourée de son père qui se travestit et de sa mère, reine de la nuit repentie. Un vrai petit chef-d'oeuvre, drôle et tendre qui se regarde comme une oeuvre de fiction.
Emilie Brisavoine n'a pas son pareil pour capter des moments de vie, tous poignants, qui finissent par dessiner une fresque beaucoup plus imposante et moins anecdotique qu'elle n'en a l'air. Le travail de la jeune réalisatrice est cependant grandement facilité par l'énergie, l'humour et la grande intelligence de Pauline, dont la sincérité et la fraîcheur ne sont pas altérés du fait que Brisavoine n'a décidé que très tardivement de faire de ses rushs un film de cinéma.
Il est intéressant de noter la manière dont Brisavoine se sert de sa famille si particulière pour analyser tout en finesse les liens qui unissent les membres d'une famille, d'autant plus que la metteuse-en-scène le fait avec une poésie et une beauté très rares au cinéma. Pour cela, la réalisatrice utilise des images des archives familiales, représentant Pauline enfant avec ses parents, mais aussi des procédés tel que la mise en abîme, qui permet aux différents membres de la famille de prendre du recul sur leur comportement. Brisavoine laisse les uns et les autres exprimer leurs idées, leurs réflexions devant la caméra, permettant de débloquer la situation sans que personne ne s'en rende compte, mis à part le spectateur émerveillé par la magie de la cinéaste. Plus qu'un film, "Pauline s'arrache" est devenu une thérapie pour les personnages du documentaire, et peut-être, sans doute, pour les familles qui iront voir le film, ce que j'encourage vivement.

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